8 choses que vous ne saviez pas sur les glands

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-Les glands, sont-ils des noix? Ma colocataire m’a demandé à l’improviste.

Ma réaction initiale (à cette question inattendue) a été de me souvenir de la définition botanique d’une noix. D’une noix comme famille botanique, pas juste comme le fruit du noyer. Mais ma colocataire avait en tête quelque chose de beaucoup plus terre à terre.

-Si les enfants les apportaient dans une garderie avec un environnement sans noix, est-ce que les enfants allergiques aux noix réagiraient aux glands? (Ma colocataire garde des enfants)

Bonne question. Je n’avais aucune idée. Mais Google avait la réponse.

La réponse courte est non. Les allergies aux glands sont assez rares. Jusqu’à maintenant, il n’était aucun mort attribué aux glands. Alors, les enfants allergiques aux noix peuvent être en contact avec les glands en toute sécurité.

Cependant, les glands sont tout de même un membre de la famille des noix, alors, il est préférable que les enfants ne les mangent pas, par précaution. Heureusement les glands sont assez amers, alors, il a peu de chance que cela arrive.

Naturellement, comme une adepte de botanique, je voulais en savoir plus sur les glands.

Les glands font partie de la famille des noix, mais les amandes pas.

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Dans le monde botanique une noix est quelque chose de bien défini. Il s’agit de fruits qui sont entourés par une capsule sèche et dure. Pensez-aux châtaignes, aux noisettes et aux glands! En fait, les amandes sont des drupes, comme les prunes et les pêches.

Il y a 450 espèces de chênes dans le monde entier, mais seulement 13 au Canada. La plupart de nos espèces indigènes se trouvent au sud du pays. Le chêne de liège est l’origine de vos bouchons et le bois imperméable du chêne blanc est utilisé pour faire des tonneaux de vin.

Les faits canadiens

 Photo par Nicolas Raymond, Prince Edward Island Grunge Flag, CC, https://www.flickr.com/photos/80497449@N04/7384695152/

Photo par Nicolas Raymond, Prince Edward Island Grunge Flag, CC, https://www.flickr.com/photos/80497449@N04/7384695152/

Quelle province Canadienne a des glands sur son drapeau? C’est l’Île-du-Prince-Édouard! Sur son drapeau il y a quatre chênes, un pour l’Angleterre et un pour chaque compté de la province. Le chêne rouge d’Amérique est aussi l’arbre provincial.

Les glands sexys

Est-ce que vous savez quelle partie du corps a reçu le nom du gland? Évidemment, c’est le gland, l’extrémité du sexe masculin. Quelqu’un avait pensé qu’il ressemblait à la noix… Pas besoin de vous faire un dessin.

Une nourriture essentielle pour l’automne

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Nous voyons souvent les écureuils entrain de fourrer les glands dans leurs bouches, mais saviez-vous que les cerfs les mangent aussi? En effet, les glands représentent 25 pour cent de leur régime alimentaire d’automne. Les souris, les pics, les geais bleus et les canards les aiment aussi. Tous ses animaux sont importants pour la distribution des glands. Ceux qu’ils enterrent et oublient de manger deviendront des nouveaux arbres.

Une nourriture essentielle pour les humains

Plusieurs cultures différentes mangeaient les glands depuis des siècles. En Amérique du Nord, il y a des populations autochtones qui les mangent toujours. Il est estimé que 75 pour cent de la population autochtone à la Californie mangeaient des glands tous les jours. La plupart des arbres ne font des noix que les deux ou trois ans, alors les populations autochtones ont trouvé les façons de les entreposer dans des granges pendant 10 à 12 ans. Aujourd’hui leurs descendants utilisent les glands comme nourriture traditionnelle, mais ils ne les mangent plus tous les jours.

Une mine des substances nutritives

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Il y a une bonne raison pour laquelle les gens mangeaient les glands depuis longtemps- ils sont assez nourrissant et nutritifs. Quelques glands ont 18 pour cent matières grasses, 6 pour cent protéines et 68 pour cent glucides, ce qui est équivalent au blé et au maïs. Ils contiennent aussi une grande quantité de vitamines A et C.

Des tanins malins

Il y a seulement une chose de mal avec les glands : ils perturbent vos intestins. Bien, pas d’une façon dangereuse. Ils contiennent du tanin, un produit chimique qu’on utilise pour tanner le cuir. Si les intestins contiennent trop de tanin il leur est plus difficile d’extraire les nutriments de la nourriture. Alors, même si les glands sont vraiment nutritifs, les manger crus ne vous sera pas tellement profitable. De plus n’oubliez pas qu’ils sont plutôt amers. Les tanins se trouvent aussi dans les baies et les grenades, mais dans des proportions beaucoup plus faibles.

La nature est bien faite, n’est-ce-pas? En effet, les tanins sont un mécanisme de défense pour le fruit des glands. Si les glands étaient tout mangés, aucun nouveau chêne ne pousserait.

Malheureusement pour les chênes, plusieurs animaux ont trouvés des façons d’éviter les effets pervers des tanins. Il y a des animaux avec des systèmes digestifs qui détruisent les tanins. D’autres comme les écureuils, les cerfs et les porcs en mangent en si grand nombre qu’ils compensent pour les nutriments manqués à cause des tanins. Les humains ont appris un système différent : faire tremper les noix pour enlever les tanins.

Peut-être l’automne vous regarderez les glands d’une façon diffèrent.

References

http://www.csus.edu/anth/museum/pdfs/Past%20and%20Present%20Acorn%20Use%20in%20Native%20California.pdf
http://www.hastingsreserve.org/OakStory/Acorns2.html
http://books.google.ca/books?id=tnwAlLgWEhAC&pg=PA114&lpg=PA114&dq=penis+glans+named+after+acorn&source=bl&ots=kMGAkN3DzA&sig=Od-y1vkXd2y2KIQl-3wuCsVajSg&hl=en&sa=X&ei=5t4AVMilCs6_sQSm_4HoCA&ved=0CCMQ6AEwAQ#v=onepage&q=penis%20glans%20named%20after%20acorn&f=false
http://ontariosown.ca/uncategorized/nuts-about-acorns/
http://www.gov.pe.ca/infopei/index.php3?number=1599
http://www.gardenguides.com/101927-oak-trees-canada.html
http://www.ontario.ca/environment-and-energy/white-oak
http://ontariosown.ca/uncategorized/nuts-about-acorns/
http://www.britannica.com/EBchecked/topic/422776/nut
http://www.seriouseats.com/2010/04/what-are-the-differences-between-nuts-and-drupes.html
http://www.biology-online.org/dictionary/Nut
http://www.britannica.com/EBchecked/topic/423415/oak
http://www.schoolhealthservicesny.com/uploads/Acorns%20Pinecones.pdf
http://www.anaphylaxis.org.uk/what-is-anaphylaxis/knowledgebase/tree-nut-allergy–acorns?page=11
http://blog.onespotallergy.com/2012/11/newstalk1010-interview-are-acorns-a-risk-if-youre-allergic-to-tree-nuts/

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Le coût social de la science

Photo par Texas A&M University-Commerce Marketing Communications Photography photostream. 14298-Children's learning center technology-4988.jpg. CC. https://flic.kr/p/nUTtKa

Photo par Texas A&M University-Commerce Marketing Communications Photography photostream. 14298-Children’s learning center technology-4988.jpg. CC. https://flic.kr/p/nUTtKa

 

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En tant qu’une étudiante de journalisme passionnée par la science, je suis constamment étonnée par les avances technologiques. Pendant mon vivant on a passé des disquettes à l’informatique en nuage.

Mais le 7 mai j’ai assisté à une conférence sur les difficultés avec la technologie émergente. Les points faits par Marc Saner, le directeur sortant de l’Institut de recherche sur la science, la société et la politique publique à l’Université d’Ottawa, m’avaient faire pensée de ces avances d’une façon plus critique.

1. Les investissements dans la science ne donnent pas toujours de la richesse

Il y a des gouvernements qui pensent que les investissements dans la recherche et l’innovation vont mener à des services et produits qui vont enrichir leur pays. Mais ce n’est pas toujours le cas. Des fois une nouvelle technologie est arrêtée à cause des chinoiseries administratives, un manque des fonds ou un manque de soutien de la population.

2. Recherche les effets sociaux, légaux et éthiques d’une nouvelle technologie tôt dans son développement

Identifier qui va bénéficier et qui vont payer le prix. Les technologies ont souvent des effets inattendus, mais des études d’avances peuvent aider la société à s’adapter.

3. N’essaye pas de parler de tout un domaine de technologie. Limite le champ.

On ne dit rien de précis quand on parle de tous les OGM ou tous les téléphones intelligents. Selon Saner, parler de tout un domaine est comme dire que ‘le plastic est mauvais.’ Concentre sur les avantages et désavantages d’un produit spécifique à la place, comme les pommes qui ne s’oxydent pas au lieu de tous les OGM.

Un secret sucré : les betteraves à sucre

On voit le sucre chaque jour, mais on ne pense pas de son origine. Photo par Logan Brumm. Sugar Rush. CC. https://flic.kr/p/7TDG99

On voit le sucre chaque jour, mais on ne pense pas de son origine. Photo par Logan Brumm. Sugar Rush. CC. https://flic.kr/p/7TDG99

Author’s note: Today I’m practicing my French-language communication skills. Check back in two weeks for the English version of everything you wanted to know about sugar beets, and then some.

Saviez-vous qu’un quart du sucre blanc qu’on mange au monde ne vient pas de la canne à sucre, mais des betteraves? En effet, 10 pour cent du sucre consommé au Canada vient des betteraves à sucre. C’est presque incroyable de penser qu’il y a une similarité entre les betteraves rouges sur l’assiette à côté des patates et le sucre qu’on met dans son café, mais c’est ça.

J’ai découvert ce fait miraculeux pendant un stage à Génome Prairie, où j’étudiais les défis de la communication sur les OGM. Apparemment beaucoup de betteraves à sucre au Canada sont les OGM. Mais pour moi la question importante était : c’est quoi une betterave à sucre?

La carotte fantôme

Photo par elizabeth.mcquiston. sugarbeet1. CC. https://flic.kr/p/73mfwj

Une betterave à sucre. Photo par elizabeth.mcquiston. sugarbeet1. CC. https://flic.kr/p/73mfwj

Une betterave à sucre a l’air d’une grosse carotte blanche. Elles sont de la même famille botanique que les betteraves rouges, mêmes qu’elles se ressemblent peu. Elles aiment les climats tempérés et les racines doivent être gelées l’hiver avant de fleurir l’an prochain. Au Canada les hivers froids tueront les racines, alors les fermiers font la récolte chaque année.

Une racine sucrée

Photo par Heather. Sugar Beet Harvest. CC. https://flic.kr/p/gynqqq

Photo par Heather. Sugar Beet Harvest. CC. https://flic.kr/p/gynqqq

Pourquoi est-ce que les plantes font du sucre? Ce n’est pas pour nous autres, c’est sûr. Le saccharose est un moyen temporaire pour une plante d’entreposer de l’énergie. Normalement, les plantes vont transformer ce sucre en amidon pour l’entreposage long-terme. Mais chez la betterave à sucre et la cannes à sucre, le saccharose s’accumule dans leurs tissus au lieu d’amidon. Ensemble ces deux plantes sont responsables de la production de 90 pour cent du sucre mondial.

Des cristaux curieux

Des cristaux de sucre. Photo par Martyn Wright. Hello Sugar (4). CC. https://flic.kr/p/8TTih5

Des cristaux de sucre. Photo par Martyn Wright. Hello Sugar (4). CC. https://flic.kr/p/8TTih5

En effet, les cristaux du sucre des betteraves à sucre sont identiques aux cristaux de la canne à sucre. Ils ont les mêmes propriétés chimiques, y compris le goût. Le chimiste allemand Andreas Margaff a découvert cette similarité en 1747, et son élève Franz Carl Achard a continué sa recherche sur l’extraction du sucre. Je veux savoir pourquoi ils ont choisi de rechercher les betteraves. Pourquoi pas les carottes? Ils sont bien sucrés aussi. Peut-être que je suis seulement folle des carottes. De nos jours, le sucre dans une betterave représente 19 pour cent de son poids. En effet les racines les plus lourds contiennent le plus de sucre.

Les betteraves en guerre

La propagande pour encourager l’élevage des betteraves à sucre pendant la guerre. Photo par James Vaughan. WW2- more sugar beets? CC. https://flic.kr/p/7hTDu4

La propagande pour encourager l’élevage des betteraves à sucre pendant la guerre. Photo par James Vaughan. WW2- more sugar beets? CC. https://flic.kr/p/7hTDu4

Les betteraves à sucres étaient utilisées comme nourriture en Égypte antique, mais au Moyen Âges elles étaient reléguées à la nourriture du bétail.

Après la découverte de Margaff, il y avait des petits essaies dans la production industrielle, mais le sucre de canne des tropiques était toujours plus populaire et moins cher.

La quête pour une autre source du sucre avait intensifié pendant les guerres napoléoniennes quand la Grande Bretagne a bloqué l’expédition de la canne à sucre en France. Ceci a motivé la recherche en France et d’autres parts d’Europe de développer une variété vraiment sucrée de betterave et de bâtir des usines pour extraire le sucre. Napoléon a encouragé l’industrie et a aidé dans la promotion du sucre à betterave. Après la Grande Bretagne a enlevé le blocus, la France dépendait moins des betteraves à sucre. Malgré ça, aujourd’hui la France et l’un des plus grands producteurs de betteraves à sucre au monde.

Une betterave canadienne

Photo par Lars Plougmann. Church and sugarbeet. CC. https://flic.kr/p/7PFuq

Photo par Lars Plougmann. Church and sugarbeet. CC. https://flic.kr/p/7PFuq

Par contre, le Canada est au 31e rang dans la production mondiale. La première usine pour extraire le sucre des betteraves a été construite en 1881 à Farnham au Québec. C’était aussi un secteur agricole important pendant la Première Guerre mondiale.

Au Canada on cultive les betteraves à sucre en Alberta, au Manitoba, en Ontario et au Québec. Les betteraves sont parfaits pour le Canada parce qu’ils s’adaptent à plusieurs types de sol et climats.
Malgré ça, le Canada importe la plupart de son sucre comme sucre de canne brut parce que son prix de production a diminué plus vite que ceci des betteraves à sucre.

Mais dans les provinces prairies qui sont loin des côtes, c’est toujours plus économique d’acheter du sucre de betterave.

Les sous-produits moins sucrés

Le sucre est dans le jus de bette et une tonne de betteraves donne 125kg de sucre blanche granulé. La plupart de la racine est liquide et après l’extraction de sucre il ne reste pas grande chose. Les restants solides sont utilisés comme nourriture pour le bétail.

Le restant liquide est la mélasse, un produit sucré noire et visqueuse. J’ai de bons souvenirs de la mélasse parce que mon père l’avait utilisé pour faire les muffins et les biscuits de gingembre Noël. Apparemment le bétail le mange aussi. Un autre produit des betteraves à sucre est le glutamate monosodique (GMS), utilisé pour augmenter la saveur de la nourriture. Même qu’il y a des gens qui ont des craints contre le GMS, selon la Food and Drug Administration américaine c’est un produit naturel qui ne pose aucun danger pour la plupart de la population.

La mélasse comme déglaçant

Apparemment les villes de Toronto et Sait John au Nouveau Brunswick utilise un mélange de mélasse et du sel pour le déglaçage des rues. Le sucre fait que le sel fonctionne jusqu’à -35 degrés Celsius, un service bien nécessaire pour ces régions froids.

Les Références
http://www.thecanadianencyclopedia.com/fr/article/beet/
http://www.ctahr.hawaii.edu/oc/freepubs/pdf/FN-8.pdf
http://sugarbeet.ucdavis.edu/sbchap.html#table1
http://science.howstuffworks.com/life/botany/beet-info.htm
http://www.statcan.gc.ca/pub/96-325-x/2007000/article/10576-fra.htm

Une interview avec un Carouge à épaulettes

Le carouges à épaulettes es un des oiseaux les plus répandu au Canada. Photo par Jordan Walmsley. CC. https://www.flickr.com/photos/champofsomething/8758859270/-

Le carouges à épaulettes es un des oiseaux les plus répandu au Canada. Photo par Jordan Walmsley. CC. https://www.flickr.com/photos/champofsomething/8758859270/-

Si vous n’avez jamais randonné au long d’une rivière Canadienne l’été, vous avez sûrement entendu la chanson d’un Carouge à épaulettes. J’ai fait une interview avec un de ces oiseaux pour plus apprendre sûr son mode de vie.

Amelia : J’ai entendu dire que vous êtes probablement l’oiseau le plus répandu au Canada.

Carouge : Très chère, nous sommes loin d’être banals. Nous sommes autant à l’aise en Alaska qu’à Cuba. Mais il y a un prix à tout, même le succès.

A : Qu’est-ce que vous voulez dire?

C : À cause de notre abondance, nous ne sommes pas protégés par des lois comme des espèces en voie d’extinction. Ainsi, les humains nous tuent en grand nombre.

A : Pourquoi est-ce qu’ils veulent vous tuer? Vous ne faites mal à personne.

C : Vos voisins aux États-Unis ne sont pas d’accord. Nous sommes au Canada qu’en été pour élever nos petits. L’hiver nous voyageons aux États-Unis pour nous reposer et nous goinfrer. On aime voyager en groupe…des grands groupes, avec des centaines d’individus. Nous préférons le blé, le riz et les grains de tournesol. C’est délicieux!

A : J’imagine que les propriétaires de ces champs ne sont pas content de vous voir, hein?

C : Vous avez raison. Des fois nous mangeons entre 1 et 2% de la récolte, ou même 25% de la récolte des grains de tournesol. Comment pourrions-nous à toute cette nourriture, là, à un battement d’ailes? Nous aidons aussi les fermiers en mangeant les insectes nuisibles de leurs champs. Mais les fermiers ne le voient pas de cet œil-là.

A : Que font les fermiers pour vous enlever de leurs champs?

C : Certains fermiers on recourt à de la musique assourdissante, des canons d’air et même des avions télécommandées. D’autres enlèvent les massette-quenouille et les joncs, notre habitat préféré.

A : Mais d’autres vous tuent?

C : Oui, malheureusement. Ils nous tirent dessus, ou empoisonnent leurs grains. Les pires sont ceux qui vaporisent leurs champs avec des surfactants. Ces produits chimiques empêchent nos plumes de nous protéger contre le froid. J’ai vu plein d’amis mort d’hypothermie et ce n’était pas très joli.

A : C’est affreux, mais je peux comprendre les actions de ces fermiers. Ils essayent de nourrir leurs familles, après tout.

C : Je suis d’accord, mais je préfère les méthodes non létales.

A : Sans transition, je veux parler de quelque chose de plus joyeuse. Explique-moi ce qui se passe en printemps, quand vous êtes ici au Canada.

C : En effet, le printemps me stresse beaucoup. Pour les mâles comme moi, notre territoire est de la plus grande importance. Les femelles s’en fichent si tu es le plus beau ou chant vraiment bien. Tout ce que la concerne est de trouver un endroit sûr pour cacher son nid. Donc le mâle avec le meilleur territoire va avoir les meilleures femelles.

A : Il me semble que la concurrence est féroce! Il rassemble à quoi, un territoire idéal?

C : Les femelles aiment beaucoup les marais. Puisque vous humains aimez assécher les marais, ils sont de plus en plus difficile à trouver. Nous nous contentons de trouver un parc urbain près de l’eau.

A : Pourquoi est-ce que l’eau est si importante dans vos territoires?

C : Il y a beaucoup d’animaux, comme les corbeaux et les ratons laveurs, qui aimeraient manger mes bébés. Si ma femelle bâtit son nid au-dessus de l’eau, il est plus difficile pour les prédateurs d’y accéder.

A : Ce n’est pas dangereux pour les bébés, de vivre au-dessus l’eau?

C : Pas du tout! S’ils tombent du nid, nos oisillons peuvent nager des courtes distances.

A : Incroyable! Est-ce que vous pouvez toujours nager?

C : Non, j’ai perdu cette capacité en devenant adulte.

A : À quel âge êtes-vous devenu adulte?

C : Selon moi, trop tard! J’avais trois ans quand j’ai finalement poussé mes épaulettes rouges. Avant cela j’étais un ado quelconque, avec aucune chance de se battre avec les adultes pour un territoire. Je traînais avec des autres ados célibataires, et je rêvais du jour où j’aurais un harem!

A : Désolée, vous avez dit un harem?

C : Bien sûr! Nous ne sommes pas faits pour rester avec la même partenaire toute la vie. Il y a entre cinq à quinze femelles sur mon territoire, et ce ne sont pas les mêmes femelles chaque année. C’est beaucoup de travail de défendre autant de nids. Mais quand je vois les visages des petits, je sais que ça en vaut la peine. Même si le petit visage ressemble à mon voisin de côté.

A : Est-ce que vous êtes en train de suggérer que vos femelles sont infidèles?

C : Oui. Je sais que 25-50% des petits sur mon territoire ne sont pas les miens. Comme je t’ai dit, les femelles sont avec moi pour mon territoire, pas pour mes gênes.

A : Okay, peut-être une question moins gênante. Ils servent à quoi, vos épaulettes rouges?

C : Mes épaulettes sont les signes de ma virilité. Je les utilise pour défendre mon territoire et pour attirer les femelles. Mais quand je suis en train de manger avec mes gars, je les cache pour éviter une dispute.

A : Merci bien pour votre temps.

C : De rien. Excusez-moi, mais j’ai un harem et un territoire à défendre. À plus tard.

References:

http://animals.nationalgeographic.com/animals/birding/red-winged-blackbird/?rptregcta=reg_free_np&rptregcampaign=20131016_rw_membership_r1p_intl_ot_w#
http://bna.birds.cornell.edu/bna/species/184/articles/introduction
http://www.hww.ca/en/species/birds/red-winged-blackbird.html
http://cwf-fcf.org/en/discover-wildlife/flora-fauna/fauna/birds/life-of-a-blackbird.html
http://www.birdcanada.com/ravishing-red-winged-blackbirds/
http://www.allaboutbirds.org/Page.aspx?pid=1807
http://www.wild-bird-watching.com/Red-winged-Blackbird.html#sthash.jMMAIk7F.dpbs
http://www.arkive.org/red-winged-blackbird/agelaius-phoeniceus/
http://www.learner.org/jnorth/tm/rwbb/RedwingPoisoning.html

Une interview avec une mésange

Les mésanges vivent dans les bandes hivernales. Photo par Amelia Buchanan, CC.

Les mésanges vivent dans les bandes hivernales. Photo par Amelia Buchanan, CC.

Amelia : Allo mésange, est-ce que vous avez un moment pour me parler?

Mésange : Non. Au contraire je n’ai pas de temps! Il faut que je cache des grains. Je ne peux pas trouver la nourriture pendant l’hiver à l’épicerie, comme les humains.

A : Mais j’ai des graines de tournesol ici, dans ma poche.

M : Ça change tout! Je peux prendre un peu de temps pour te parler.

A : Vous cachez des grains pourquoi?

M : Pour survivre l’hiver, évidemment. Je vais les utiliser quand il fait trop froid pour chercher les insectes. Comme les écureuils, je les cache en abondance l’automne pour les retrouver pendant l’hiver. Contrairement à un écureuil, qui a une mémoire de moineau, j’arrive à me souvenir des locations d’un mille graines que j’ai cachées cinq mois avant. Pas mal pour un petit oiseau, hein?

A : Pas mal du tout. Est-ce que vous cachez les graines sous la terre comme les écureuils?

M : Non, je préfère les placer dans les petits trous des arbres ou en dessous de leur écorce. Il est plus facile de les trouver là que par terre après qu’il ait neigé.

A : Ah, c’est intelligent, ça. À part la nourriture, comment est-ce que vous faites pour survivre aux hivers canadiens?

M : Ca n’est pas facile. Heureusement mes plumes capturent ma chaleur corporelle. Ça fonctionne comme vos sous-vêtements longs. Pendant la nuit je m’endorme dans un trou douillet dans une bûche pourrie. Pendant que je dors, la température de corps baisse de 10-12 degrés Celsius pour économiser de l’énergie.

A : 10 degrés Celsius? J’ai froid quand mon thermostat baisse de deux degrés.

M : T’as froid parce que tu n’es qu’un humain fragile. Laisse-toi pousser des plumes!

A : Hey, ce n’est pas gentil! Je partage mes graines de tournesol, après tout.

M : Désolé. Je deviens plus agressif pendant l’hiver. C’est comment on survit dans notre gang.
A : Attends, il y a des gangs des mésanges?

M : C’est plutôt une bande, mais un gang a l’air plus cool.

A : Alors, combien il-y-a-t-il de mésanges dans ta bande hivernale?

M : Cette année nous sommes cinq : deux couples et un bébé. Il y a aussi un pic et des sittelles, mais ils ne font pas partie de la hiérarchie.

A : Pourquoi est-ce que les autres oiseaux vous rejoignent?

M : Nous connaissions vraiment bien ce territoire. Des fois, des oiseaux migrateurs passent du temps avec nous autres parce que nous connaissons les meilleurs endroits pour manger. Nous les aidons. Nous sommes agressifs, pas méchants.

A : Pourquoi est-ce que vous êtes agressifs?

M : Notre bande a une échelle vraiment stricte. Si vous êtes agressifs, vous mangez en premier et vous avez les meilleurs endroits pour dormir la nuit.

A : Je vois l’avantage. Alors, vous êtes où sur cette échelle?

M : En haut bien sûr. Je suis le mâle le plus vieux. Au printemps je vais trouver un territoire avec la femelle dominant, et avoir les enfants. Nous serons bien nourris, alors nos enfants vont avoir une meilleure chance de survivre.

A : Est-ce que vous aimez les enfants?

M : Pas vraiment. C’est épuisant d’élever les bébés. Nous les nourrissions 6-14 fois par heure. C’est ridicule.

A : Vous avez combien de petits, normalement?

M : Ma femelle pond 5-7 œufs chaque année. S’ils ne sont pas mangés par des serpents, des écureuils ou des belettes, on aura de 5 à 7 bébés à nourrir et à changer.

A : Qu’est-ce que vous voulez dire par changer? Ils ne portent pas de couches, vos petits?

M : Non, mais il faut enlever leur déjections du nid. Et ils en produisent beaucoup!

A : Ah, je vois. Est-ce que vous leurs donnez des grains pour manger?

M : Non. Nous leur donnons des insectes. Les insectes sont 80-90 % de notre alimentation pendant l’été. Même en hiver, ils ne représentent que 50 % de notre alimentation.

A : J’imagine que c’est difficile d’en trouver l’hiver.

M : Je le sais, mais je suis fantastique. Et mignon.

A : Bon, c’est pour cette raison que les gens vous donnent les grains l’hiver. C’est pas mal ta vie!

M : Oui. Merci pour les grains. Je te quitte pour aller persécuter une jeune mésange. À plus!

Les Références
http://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/chickadee/
http://bna.birds.cornell.edu/bna/species/039/articles/introduction
http://www.hww.ca/en/species/birds/chickadee.html

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