Une interview avec un Carouge à épaulettes

Le carouges à épaulettes es un des oiseaux les plus répandu au Canada. Photo par Jordan Walmsley. CC. https://www.flickr.com/photos/champofsomething/8758859270/-

Le carouges à épaulettes es un des oiseaux les plus répandu au Canada. Photo par Jordan Walmsley. CC. https://www.flickr.com/photos/champofsomething/8758859270/-

Si vous n’avez jamais randonné au long d’une rivière Canadienne l’été, vous avez sûrement entendu la chanson d’un Carouge à épaulettes. J’ai fait une interview avec un de ces oiseaux pour plus apprendre sûr son mode de vie.

Amelia : J’ai entendu dire que vous êtes probablement l’oiseau le plus répandu au Canada.

Carouge : Très chère, nous sommes loin d’être banals. Nous sommes autant à l’aise en Alaska qu’à Cuba. Mais il y a un prix à tout, même le succès.

A : Qu’est-ce que vous voulez dire?

C : À cause de notre abondance, nous ne sommes pas protégés par des lois comme des espèces en voie d’extinction. Ainsi, les humains nous tuent en grand nombre.

A : Pourquoi est-ce qu’ils veulent vous tuer? Vous ne faites mal à personne.

C : Vos voisins aux États-Unis ne sont pas d’accord. Nous sommes au Canada qu’en été pour élever nos petits. L’hiver nous voyageons aux États-Unis pour nous reposer et nous goinfrer. On aime voyager en groupe…des grands groupes, avec des centaines d’individus. Nous préférons le blé, le riz et les grains de tournesol. C’est délicieux!

A : J’imagine que les propriétaires de ces champs ne sont pas content de vous voir, hein?

C : Vous avez raison. Des fois nous mangeons entre 1 et 2% de la récolte, ou même 25% de la récolte des grains de tournesol. Comment pourrions-nous à toute cette nourriture, là, à un battement d’ailes? Nous aidons aussi les fermiers en mangeant les insectes nuisibles de leurs champs. Mais les fermiers ne le voient pas de cet œil-là.

A : Que font les fermiers pour vous enlever de leurs champs?

C : Certains fermiers on recourt à de la musique assourdissante, des canons d’air et même des avions télécommandées. D’autres enlèvent les massette-quenouille et les joncs, notre habitat préféré.

A : Mais d’autres vous tuent?

C : Oui, malheureusement. Ils nous tirent dessus, ou empoisonnent leurs grains. Les pires sont ceux qui vaporisent leurs champs avec des surfactants. Ces produits chimiques empêchent nos plumes de nous protéger contre le froid. J’ai vu plein d’amis mort d’hypothermie et ce n’était pas très joli.

A : C’est affreux, mais je peux comprendre les actions de ces fermiers. Ils essayent de nourrir leurs familles, après tout.

C : Je suis d’accord, mais je préfère les méthodes non létales.

A : Sans transition, je veux parler de quelque chose de plus joyeuse. Explique-moi ce qui se passe en printemps, quand vous êtes ici au Canada.

C : En effet, le printemps me stresse beaucoup. Pour les mâles comme moi, notre territoire est de la plus grande importance. Les femelles s’en fichent si tu es le plus beau ou chant vraiment bien. Tout ce que la concerne est de trouver un endroit sûr pour cacher son nid. Donc le mâle avec le meilleur territoire va avoir les meilleures femelles.

A : Il me semble que la concurrence est féroce! Il rassemble à quoi, un territoire idéal?

C : Les femelles aiment beaucoup les marais. Puisque vous humains aimez assécher les marais, ils sont de plus en plus difficile à trouver. Nous nous contentons de trouver un parc urbain près de l’eau.

A : Pourquoi est-ce que l’eau est si importante dans vos territoires?

C : Il y a beaucoup d’animaux, comme les corbeaux et les ratons laveurs, qui aimeraient manger mes bébés. Si ma femelle bâtit son nid au-dessus de l’eau, il est plus difficile pour les prédateurs d’y accéder.

A : Ce n’est pas dangereux pour les bébés, de vivre au-dessus l’eau?

C : Pas du tout! S’ils tombent du nid, nos oisillons peuvent nager des courtes distances.

A : Incroyable! Est-ce que vous pouvez toujours nager?

C : Non, j’ai perdu cette capacité en devenant adulte.

A : À quel âge êtes-vous devenu adulte?

C : Selon moi, trop tard! J’avais trois ans quand j’ai finalement poussé mes épaulettes rouges. Avant cela j’étais un ado quelconque, avec aucune chance de se battre avec les adultes pour un territoire. Je traînais avec des autres ados célibataires, et je rêvais du jour où j’aurais un harem!

A : Désolée, vous avez dit un harem?

C : Bien sûr! Nous ne sommes pas faits pour rester avec la même partenaire toute la vie. Il y a entre cinq à quinze femelles sur mon territoire, et ce ne sont pas les mêmes femelles chaque année. C’est beaucoup de travail de défendre autant de nids. Mais quand je vois les visages des petits, je sais que ça en vaut la peine. Même si le petit visage ressemble à mon voisin de côté.

A : Est-ce que vous êtes en train de suggérer que vos femelles sont infidèles?

C : Oui. Je sais que 25-50% des petits sur mon territoire ne sont pas les miens. Comme je t’ai dit, les femelles sont avec moi pour mon territoire, pas pour mes gênes.

A : Okay, peut-être une question moins gênante. Ils servent à quoi, vos épaulettes rouges?

C : Mes épaulettes sont les signes de ma virilité. Je les utilise pour défendre mon territoire et pour attirer les femelles. Mais quand je suis en train de manger avec mes gars, je les cache pour éviter une dispute.

A : Merci bien pour votre temps.

C : De rien. Excusez-moi, mais j’ai un harem et un territoire à défendre. À plus tard.

References:

http://animals.nationalgeographic.com/animals/birding/red-winged-blackbird/?rptregcta=reg_free_np&rptregcampaign=20131016_rw_membership_r1p_intl_ot_w#
http://bna.birds.cornell.edu/bna/species/184/articles/introduction
http://www.hww.ca/en/species/birds/red-winged-blackbird.html
http://cwf-fcf.org/en/discover-wildlife/flora-fauna/fauna/birds/life-of-a-blackbird.html
http://www.birdcanada.com/ravishing-red-winged-blackbirds/
http://www.allaboutbirds.org/Page.aspx?pid=1807
http://www.wild-bird-watching.com/Red-winged-Blackbird.html#sthash.jMMAIk7F.dpbs
http://www.arkive.org/red-winged-blackbird/agelaius-phoeniceus/
http://www.learner.org/jnorth/tm/rwbb/RedwingPoisoning.html

Une interview avec une mésange

Les mésanges vivent dans les bandes hivernales. Photo par Amelia Buchanan, CC.

Les mésanges vivent dans les bandes hivernales. Photo par Amelia Buchanan, CC.

Amelia : Allo mésange, est-ce que vous avez un moment pour me parler?

Mésange : Non. Au contraire je n’ai pas de temps! Il faut que je cache des grains. Je ne peux pas trouver la nourriture pendant l’hiver à l’épicerie, comme les humains.

A : Mais j’ai des graines de tournesol ici, dans ma poche.

M : Ça change tout! Je peux prendre un peu de temps pour te parler.

A : Vous cachez des grains pourquoi?

M : Pour survivre l’hiver, évidemment. Je vais les utiliser quand il fait trop froid pour chercher les insectes. Comme les écureuils, je les cache en abondance l’automne pour les retrouver pendant l’hiver. Contrairement à un écureuil, qui a une mémoire de moineau, j’arrive à me souvenir des locations d’un mille graines que j’ai cachées cinq mois avant. Pas mal pour un petit oiseau, hein?

A : Pas mal du tout. Est-ce que vous cachez les graines sous la terre comme les écureuils?

M : Non, je préfère les placer dans les petits trous des arbres ou en dessous de leur écorce. Il est plus facile de les trouver là que par terre après qu’il ait neigé.

A : Ah, c’est intelligent, ça. À part la nourriture, comment est-ce que vous faites pour survivre aux hivers canadiens?

M : Ca n’est pas facile. Heureusement mes plumes capturent ma chaleur corporelle. Ça fonctionne comme vos sous-vêtements longs. Pendant la nuit je m’endorme dans un trou douillet dans une bûche pourrie. Pendant que je dors, la température de corps baisse de 10-12 degrés Celsius pour économiser de l’énergie.

A : 10 degrés Celsius? J’ai froid quand mon thermostat baisse de deux degrés.

M : T’as froid parce que tu n’es qu’un humain fragile. Laisse-toi pousser des plumes!

A : Hey, ce n’est pas gentil! Je partage mes graines de tournesol, après tout.

M : Désolé. Je deviens plus agressif pendant l’hiver. C’est comment on survit dans notre gang.
A : Attends, il y a des gangs des mésanges?

M : C’est plutôt une bande, mais un gang a l’air plus cool.

A : Alors, combien il-y-a-t-il de mésanges dans ta bande hivernale?

M : Cette année nous sommes cinq : deux couples et un bébé. Il y a aussi un pic et des sittelles, mais ils ne font pas partie de la hiérarchie.

A : Pourquoi est-ce que les autres oiseaux vous rejoignent?

M : Nous connaissions vraiment bien ce territoire. Des fois, des oiseaux migrateurs passent du temps avec nous autres parce que nous connaissons les meilleurs endroits pour manger. Nous les aidons. Nous sommes agressifs, pas méchants.

A : Pourquoi est-ce que vous êtes agressifs?

M : Notre bande a une échelle vraiment stricte. Si vous êtes agressifs, vous mangez en premier et vous avez les meilleurs endroits pour dormir la nuit.

A : Je vois l’avantage. Alors, vous êtes où sur cette échelle?

M : En haut bien sûr. Je suis le mâle le plus vieux. Au printemps je vais trouver un territoire avec la femelle dominant, et avoir les enfants. Nous serons bien nourris, alors nos enfants vont avoir une meilleure chance de survivre.

A : Est-ce que vous aimez les enfants?

M : Pas vraiment. C’est épuisant d’élever les bébés. Nous les nourrissions 6-14 fois par heure. C’est ridicule.

A : Vous avez combien de petits, normalement?

M : Ma femelle pond 5-7 œufs chaque année. S’ils ne sont pas mangés par des serpents, des écureuils ou des belettes, on aura de 5 à 7 bébés à nourrir et à changer.

A : Qu’est-ce que vous voulez dire par changer? Ils ne portent pas de couches, vos petits?

M : Non, mais il faut enlever leur déjections du nid. Et ils en produisent beaucoup!

A : Ah, je vois. Est-ce que vous leurs donnez des grains pour manger?

M : Non. Nous leur donnons des insectes. Les insectes sont 80-90 % de notre alimentation pendant l’été. Même en hiver, ils ne représentent que 50 % de notre alimentation.

A : J’imagine que c’est difficile d’en trouver l’hiver.

M : Je le sais, mais je suis fantastique. Et mignon.

A : Bon, c’est pour cette raison que les gens vous donnent les grains l’hiver. C’est pas mal ta vie!

M : Oui. Merci pour les grains. Je te quitte pour aller persécuter une jeune mésange. À plus!

Les Références
http://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/chickadee/
http://bna.birds.cornell.edu/bna/species/039/articles/introduction
http://www.hww.ca/en/species/birds/chickadee.html

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